dimanche 21 mai 2017

Le 14 mai au Mandapa


Récital de Bharata Natyam 


Armelle et Kalpana






La complicité qui nous lie depuis presque 40 ans nous a donné envie de partager la scène, 
replonger aux sources du répertoire dont la richesse incontournable 
n'a eu de cesse de nous émouvoir et continue jour après jour de nous émerveiller.
































A nos maîtres :

V.S. Muthuswamy Pillaï, Kalanidhi Narayanan et Sucheeta Chapekar.


Merci d'être venus nombreux !


Photos : Morgane Mooken




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lundi 1 mai 2017

HOP HOP HOP !


C'était le 23 avril à Micadanses ! 

"Appréhender la vitesse en Bharata Natyam "

avec Kalpana

Au rythme des sollukattus...



Lakshmi 



Fanny


Iran






Lakshmi, Fanny, Eloïse, Iran, Mohamed, Anh Thu, Morgane, 

Bénédicte, Pascale et Michèle.




"Je suis dans la lande, un train passe dans le lointain. Il file, non pas en ligne droite, mais en décrivant une courbe. Je le suis des yeux, mon corps lui-même suit sa progression, mais son mouvement est infime en comparaison avec la course très rapide du train. Je m'inspire de cette situation pour réaliser une giration complète. En un point central, se tient un homme ; à partir de ses tempes, je trace une ligne horizontale imaginaire, dont les deux extrémités, de part et d'autre de lui, à distance égale du centre, sont tenues par deux autres hommes, l'un de face, l'autre de dos. Sans rompre l'horizontalité de la ligne, ces deux hommes évoluent en suivant le mouvement de rotation sur lui-même du premier. Si celui-ci tourne trop vite, les deux autres qui décrivent un cercle peineront à suivre. La marche doit être d'une constante précision, sinon la ligne se brise, son horizontalité est rompue, l'état de conscience se perd. Les trois hommes semblent en relation très étroite, très contrôlée. La giration trouve sa condition première dans l'horizontalité. Faisons disparaître les deux homme, et essayons de remplacer les deux extrémités qu'ils incarnaient par deux points dans notre conscience. On augmente pas la vitesse pour elle-même, mais on accroît la distance entre deux points, soit la longueur du diamètre, et ce faisant on accroît la vitesse des points sur la circonférence. Plus la distance augmentera entre les deux points, plus leur mouvement s’accélérera - se rapprochant, à la limite de la vitesse de la lumière -, et plus grande sera la distance parcourue. Plus aussi la rotation de l'homme au centre se rapprochera de l'immobilité. 

Le mouvement d'une seule rotation devient d'une délicatesse, d'une concentration et d'une tension infinies

Ushio Amagatsu 

(Dialogue avec la gravité)


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